Pourquoi les Templiers sont-ils difficiles à jouer ?


Templiers_1

La principale difficulté est que les seigneurs Templiers ne peuvent pas attaquer des chrétiens, c’est-à-dire qu’ils ne peuvent pas attaquer du tout, sauf les sarrasins avec l’extension Croisades. Mais ils peuvent (heureusement) se défendre, notamment pour sortir d’un siège (considéré comme un acte défensif).

Or Fief est un jeu où la conquête territoriale demeure un des axes essentiels.

Un seigneur Templier affaibli donc l’aspect militaire du joueur mais en revanche il renforce l’aspect économique : commanderies, trésor. Il faut être fin négociateur pour conserver (voire augmenter) ses positions, et in fine ses Points de Victoire.

Par ailleurs, les seigneurs Templiers ne peuvent pas avoir de titre, ni même par héritage. Cela oblige à concentrer les titres sur les autres seigneurs de la famille. Cela peut réduire le nombre de voix dans les élections.

Ensuite, les Templiers ne peuvent pas commanditer d’assassinat. Bon … ce n’est pas si gênant.

Enfin, avoir un seigneur Templier dans sa famille empêche d’avoir un seigneur Teutonique. Là c’est plus gênant parce que la voie « pacifique » des Templiers interdit à court-moyen terme de changer de voie pour basculer dans la voie « militaire » des chevaliers Teutoniques. Or à Fief les retournements de situation peuvent être rapides et il faut souvent adapter sa stratégie … ce qu’empêche dans une certaine mesure les Templiers.

Pour résumer, la voie des Templiers est selon moi la plus difficile à jouer. Car c’est une voie plutôt « pacifique » dans un jeu de conquête. Autrement dit, elle nécessite de bien maîtriser le jeu et d’être fin négociateur.

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Plusieurs chevauchées en un seul mouvement


Chevauchee

Lors de la phase Déplacements, un seigneur qui se trouve dans une fortification assiégée peut faire deux chevauchées lors de son déplacement, pourvu qu’il soit accompagné d’assez de chevaliers.

Il chevauche d’abord sur les assiégeants puis parcoure une étape vers un autre village qu’il chevauche, puis parcoure une deuxième étape vers un second village… qu’il peut attaquer à la phase Combats.

Si c’est D’Arc, elle peut chevaucher le second village et faire une troisième étape vers un autre village … et l’attaquer à la phase Combats. Donc 3 chevauchées dans le même déplacement dans ce cas !

C’est-y pas magnifique ?

Quelles extensions jouez-vous ?


Villeneuve : un carrefour dangereux


Villeneuve

Villeneuve est située au centre du plateau de jeu et c’est le seul village avec 4 routes d’accès. Elle est « ouverte aux quatre vents » en quelques sortes.

Dans beaucoup de jeu ce serait un emplacement stratégique à contrôler à tout prix pour augmenter ses chances de gagner. Mais à Fief, c’est une fausse bonne idée (à mon avis) parce qu’elle est tôt ou tard facilement attaquée par plusieurs joueurs en même temps s’il le faut. Autant dire que c’est une place très difficile à défendre dans la durée, même avec un château. Du coup elle est souvent dépourvue de moulin.

C’est même un village « dangereux » où il vaut mieux ne pas trop laisser trainer un Cardinal, un Roi ou un Pape … que les autres joueurs se feraient un plaisir d’attaquer.

Donc ce n’est pas un emplacement de départ très intéressant … à moins de vouloir impressionner des joueurs néophytes … qui finiront par se rebeller et anéantiront Villeneuve. Cqfd.

Villeneuve est un passage quasiment obligé pour les joueurs des bords qui veulent aller de l’autre côté (nord <-> sud et est <-> ouest). Le joueur qui la contrôle peut certes accorder des droits de passage, mais au fil du jeu Villeneuve subit irrémédiablement des pressions de plus en plus importantes, jusqu’à être attaquée (il y en a marre d’avoir à négocier un droit de passage à chaque fois !).

Par ailleurs, comme il est parfois compliqué de contrôler Villeneuve au moment où l’on a assez de finances pour acheter le fief de Bourg-St Vivien-Villeneuve-La Buissière, cela rend ce fief plus difficile à constituer et retarde parfois son achat.

Et Villeneuve fragilise même ce fief car une fois contrôlée par un autre joueur (ce qui est assez facile), elle constitue une porte d’entrée vers Bourg pour les autres joueurs … moyennant négociations bien sûr ;-).

Pour terminer, Villeneuve étant située dans le grand évêché de Blaye, elle est plus souvent soumise à la dîme.

Pour résumer, Villeneuve est un carrefour d’influences, assez « dangereux », et de ce fait souvent désert (peu de troupes, pas de moulin, pas de château).

Vous avez d’autres points de vue ? Vous voulez compléter ? N’hésitez pas à me laisser un commentaire ou un message.

Quand jouer la carte Assassinat ?


CarteAssassinat

Sous l’effet des émotions, beaucoup de joueurs (néophytes) ont tendance à jouer la carte Assassinat pour punir un adversaire suite à une mauvaise action à leur encontre. Par exemple, Othon m’a pris tel village alors bam ! je l’assassine. Ou bien, Henri n’a pas voté pour moi et est devenu Evêque à ma place alors zou ! je l’élimine. Ou encore, tu me mets une Dîme, ah mais non je t’assassine ton Evêque, bien fait ! Et aussi, Isabelle D’Arc m’a pris un château (la vilaine) alors je la mets au bûcher. Enfin, argh ! le Pape m’a excommunié mon Cardinal Baudoin, quel emplâtre ce Pape ! je le tue !

Ou alors ils jouent la carte Assassinat pour stopper un seigneur dans son déplacement ou son attaque parce qu’ils ont peur de perdre un village (pourtant insignifiant), ou de perdre un seigneur avec un titre de Fief.

Mais un assassin garde son sang froid et ne se laisse pas submerger par ses émotions : il calcule le meilleur moment pour agir.

Le meilleur moment pour se servir de la carte Assassinat est quand il y a des Points de Victoire (PV) en jeu :

  • Si cela évite qu’un joueur gagne la partie : viser le Roi, le Pape ou un Grand Maître (1)
  • Si cela évite à coup sûr de se faire prendre une Cité et le PV associé
  • Si cela permet de prendre à coup sûr une Cité et du PV associé
  • Si cela permet d’avoir à coup sûr un Pape, un Roi ou un Grand Maître
  • Si cela permet d’éviter l’avènement certain d’un Pape, d’un Roi ou d’un Grand Maître

(1) L’assassinat d’un seigneur avec un titre de Fief n’enlève pas le PV du Fief car le titre de Fief est transmis à un autre seigneur de la famille.

D’autres moments sont également propices … mais moins selon moi :

  • Pour éviter une Dîme papale (au jeu Fief, assassiner le Pape permet de se faire des amis 😉 )
  • Si cela évite de perdre un château … pressenti pour devenir une Cité
  • Si j’ai absolument besoin d’un seigneur et que tuer un autre seigneur (à la fin du tour seulement) me permettra d’en piocher un à coup sûr au tour prochain

Par ailleurs, conserver la carte Assassinat dans son jeu présente certains avantages. Cela permet de

  • Mener des actions plus risquées. Ex: si une bataille ne marche pas on assassine le seigneur adverse pour arrêter le carnage
  • Exercer des pressions sur les autres joueurs … qui de toutes manières devinent tôt ou tard où se trouve la carte Assassinat

Cependant, conserver la carte Assassinat dans sa main présente évidemment l’inconvénient de limiter la possibilité de conserver d’autres cartes. C’est parfois difficile d’y résister … et on assassine le premier venu, tant pis pour lui, il n’avait qu’à pas être là.

Ne pas jouer sa carte Cardinal immédiatement


CarteCardinal

La carte Cardinal est une carte Surprise qui peut être jouée à n’importe quel moment, pas obligatoirement à la phase Cartes (ce que font les néophytes). Lorsqu’on a une carte Cardinal en main il ne faut donc pas se précipiter de la jouer car il peut être astucieux de retarder sa pose.

Pourquoi retarder sa pose ?

  1. Parce qu’un Cardinal est une cible assez tentante pour un assassinat, surtout s’il y en a déjà un autre sur le plateau de jeu (élection du Pape à venir s’il n’est pas prisonnier).
  2. Et poser la carte Cardinal de manière soudaine (surprise) gêne les autres joueurs en les obligeant à analyser sur le champ la nouvelle situation créée par la création du Cardinal. Le moment de relative confusion des autres joueurs peut être exploité pour négocier favorablement par exemple.

L’idée est de poser la carte Cardinal sur un de ses Evêques juste avant une des situations suivantes et seulement si c’est nécessaire :

  • Faire basculer l’élection d’un Evêque
  • Provoquer l’élection du Pape
  • Faire basculer l’élection du Pape (obtenir une égalité de voix par exemple)
  • Jouer une carte Dîme sur un autre évêché que ceux de ses Evêques
  • Calmer une révolte
  • Appeler à la croisade
  • Faire Cardinal un évêque d’un joueur ami s’il peut aider en se trouvant dans une situation précédente (1)

(1) Il est en effet possible de jouer la carte Cardinal sur un Evêque d’un autre joueur et celui-ci est obligé d’accepter, à moins que le Pape ne s’y oppose. Mais c’est rarement un bon calcul, même si c’est négocié. Car même si l’autre joueur suit l’action décidée en commun, un Cardinal demeure un avantage supérieur à cause de ses grands pouvoirs, notamment la possibilité de devenir Pape. Et une fois la carte Cardinal reçue, l’autre joueur (même amis ou allié) peut très bien décider de n’en faire qu’à sa tête et ne pas suivre la stratégie commune.