Un siège manqué


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Après avoir convoqué ses bannerets, unifiés sous le commandement d’Isabelle de Bourg (joueur blanc), le roi Othon et sa troupe (joueur bleu) fit mouvement et se rendit devant la cité fortifiée de Mazilles. Isabelle fit de même avec la ferme intention de tirer parti de cette bataille : obtenir les honneurs du roi, voire le titre de baronne pour la prise de la cité.

Mais au moment de livrer bataille, le rapport des éclaireurs fut sans appel, d’autant que le passage souterrain qui devait faciliter les opérations avait été comblé depuis plusieurs mois semble-t-il : Mazilles était en réalité très bien défendue par le baron Gauvain et l’ensemble de ses chevaliers (joueur jaune). Sa majesté Othon et dame Isabelle décidèrent d’assiéger la ville. Tous deux se lancèrent dans la construction de trébuchets. Et ils envoyèrent leurs sapeurs au pied des fortifications.

Le pauvre Gauvain était isolé : sa tante Guenièvre était en pleine bourrasque et ne pouvait pas apporter ses maigres renforts, et Gauvain ne fût pas assez persuasif (ou riche) pour convaincre le seigneur de St Médard de lui venir en aide. Heureusement, Gauvain comptait dans ses rangs un personnage fort discret et craint de tous à cause de sa connaissance des plantes et de leur pouvoir meurtrier. Gauvain lui confia une mission secrète dans les lignes adverses.

Ce fût fait : le roi mourut soudainement (je vous passe les détails). Et cela désorganisa complètement les troupes royales qui furent contraintes de lever le siège sur leur partie des remparts. Isabelle ne pouvait désormais plus compter sur les engins de siège d’Othon (enterré à la hâte, sans la cérémonie qui sied à un roi), ni sur le soutient de ses troupes pour attaquer la cité [NDLA : pas de seigneur, pas d’alliance de circonstance].

Isabelle compta ses troupes et décida de poursuivre le siège en espérant l’arrivée de renforts ou d’un proche d’Othon pour reprendre le commandement de son armée.

C’est alors que dame Guenièvre, qui avait rassemblé de nouvelles troupes, vint en renfort de Gauvain. Isabelle était désemparée. Elle ne pouvait plus attaquer, même avec ses nouveaux engins de siège. Et elle dû lever le siège et laisser la place, en abandonnant les anciennes troupes du roi défunt à leur propre sort.

La grande bataille et le siège royal étaient manqués !

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