Charles est de retour grâce à la peste !


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Le cardinal Charles de St Gérôme avait disparu depuis plusieurs lunes après la terrible bataille de Bourg.

Au départ, la prise de la cité fortifiée semblait à sa portée.  Car son cousin, le Comte Henri de St Gérôme, et lui s’étaient alliés Isabelle de Tournus. Et ils avaient soigneusement établi le siège de Bourg … dans les règles de l’art (ndla : je vous passe les détails). Mais lorsque l’ordre fut donné d’investir la ville pour en prendre le contrôle, les choses avaient mal tournées :  Henri fut abattu par un archer du Duc  Gauvain de Bourg, et peu de temps après Isabelle se révéla être une traîtresse lorsqu’elle rejoignit la défense de Bourg aux côtés de Gauvain.

Après avoir combattu vaillamment, Charles s’était rendu pour éviter une mort inéluctable et indigne d’un homme d’église : sur le champ de bataille.

Certains avaient entendu dire qu’il était enchaîné au fond d’un cul de basse fosse du donjon de Bourg, tenu par Gauvain et Isabelle. [ (edit) : Charles attend 🙂 ] Et que sa famille n’avait pas assez d’or pour payer sa forte rançon. D’autres certifiaient qu’il avait été torturé et avait renié l’Eglise avant d’être finalement achevé par Gauvain surnommé Le Cruel.

Toujours est-il que peu de temps avant que la peste noire ne frappe l’évêché de Bourg, Dame Isabelle et sa garnison s’étaient rendus à Marcamps (était-elle devin ?), laissant Charles sous la seule garde de Gauvain, sans réelle armée.

Et la peste frappa  ! Et le Duc Gauvain y succomba  ! Plus personne ne contrôlait la cité … ou du moins ce qu’il en restait. Mais le cardinal Charles de St Gérôme, isolé au fond de sa cellule, était en vie.

Il fut libéré, fini par prendre l’ascendant sur la cour de Bourg, et obtint le titre de Duc de Bourg. Lorsqu’il imposa la dîme sur l’évêché de Sigy et la taille sur son nouveau fief de Bourg, le reste du royaume fut stupéfait et n’en revint pas. Non seulement Charles était en vie, mais en plus il avait finalement pris Bourg, il était devenu Duc et il était riche. Quelle renaissance et quelle gloire  !

Comme quoi, aucune situation n’est 100 %  désespérée à Fief. Bon d’accord, il faut un peu de chance parfois …

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Variante : carte « marche forcée »


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Voici une idée de nouvelle carte événement (à dos gris) : Marche Forcée.

Lorsqu’il l’a en main à la phase Déplacement, un joueur peut jouer la carte Marche Forcée  sur un seigneur non-prisonnier de sa famille qu’il n’a pas encore déplacé. Cela lui permet de déplacer ce seigneur et ses troupes de 3 villages.

Comme l’avantage est considérable, voici quelques restrictions :

  • Les bombardes restent sur place : impossible de les faire suivre le rythme,
  • Pas de demi-tour sur le trajet,
  • Malus de -2f au total de ses dés de combat en cas de chevauchée,
  • Malus de -3f au total de ses dés de combat (attaque ou défense), et ce même en combattant avec des troupes déjà sur place (qui n’ont pas ce malus),

Remarques :

  • Attention à vos troupes si elles doivent se défendre car -3f c’est beaucoup,
  • L’attaque spéciale des archers est encore faisable mais il y a peu de chance de faire des dégâts.

Quelqu’un a-t-il une image pour la carte ? 😉

Que faire sans seigneur ?


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Un joueur n’est jamais éliminé à Fief. Même temporairement sans seigneur il peut continuer et espérer remonter la pente. Pour cela il lui faut récupérer rapidement un seigneur car pendant cette période ses villages risquent fort de se faire attaquer. D’autant que s’il a perdu son denier seigneur c’est souvent qu’il n’était pas en si bonne situation.

Et un joueur qui n’a plus de village, n’a plus ou peu de revenus et ne peut quasiment pas revenir réellement dans la partie. Certes il continue de piocher des cartes, mais si aucun autre joueur ne « l’héberge » sur un de ses villages, il ne peut plus poser de seigneur ni de troupes et n’a plus de revenu. Il continue à jouer mais il peut aussi bien quitter le jeu.

Mais revenons au cas, pas si rare, où un joueur se retrouve avec un plateau de famille vide. Ce n’est pas catastrophique si cela ne dure pas trop longtemps. Quels sont les conseils qu’on peut lui donner ?

Pour récupérer un seigneur :

  • Conseil n°1 : Piocher systématiquement une carte personnage, jusqu’à avoir au moins 2 seigneurs sur son plateau de famille.
  • Conseil n°2 : Echanger des cartes et/ou de l’argent, même jusqu’à 3 pour 1 si cela lui permet de récupérer un seigneur. Par exemple : « Je te donne la dîme pour ton pape contre ta carte Henri », ou en ambassade « Voici l’assassinat et une bonne récolte contre Guenièvre » ou « Je t’échange l’embuscade et une carte taille  contre ta carte Isabelle ». En pratique il y a peu de chances que ça marche … mais sait-on jamais.
  • Conseil n°3 : Aider à tuer des seigneurs avec ses cartes si cela permet de regarnir la pioche de telle sorte qu’au tour prochain il ait des chances d’en piocher un.

En attendant de récupérer un seigneur il doit défendre ses positions et récupérer de l’argent :

  • S’il lui reste un château, acheter des troupes qu’il place dedans pour le défendre et être prêt pour le moment où il aura récupéré un seigneur.
  • Proposer et monnayer des droits de passage sur ses villages, mais attention à ne pas se faire attaquer.
  • Jouer ses cartes, notamment les révoltes, en monnayant leur cible.

Et aussi :

  • Ne pas attiser la convoitise sur ses villages en criant haut et fort qu’on ne s’en remettra jamais ou au contraire que de toutes manières, on verra ce qu’on verra, on remontera la pente et on écrasera tout le monde. Mieux vaut faire profil bas pendant un temps.
  • Si la pioche des personnages reste désespérément vide, il ne faut pas rester sans rien faire en accusant la malchance … et en se faisant prendre ses villages les uns après les autres. Appliquer le conseil n°3 ci-dessus et négocier, négocier, négocier (des cartes, des droits de passage, des promesses, …) car cela permet de rester dans le jeu et, qui sait, de passer entre les gouttes … et parfois même de trouver une solution sans attendre la pioche.
  • En général il vaut mieux conserver la carte D’Arc pour le cas où on piocherait une femme au tour suivant. On peut aussi l’échanger contre un seigneur, mais dans ce cas il ne faut pas se tromper de joueur : mieux vaut la céder à un allié.
  • Il peut aussi être intéressant de conserver la carte assassinat pour tuer un seigneur qui s’en prendrait seul (qu’avec des troupes) à son château ou sa cité.

Se retrouver sans seigneur ne signifie pas que c’est fini. Cela peut être difficile si cela perdure plusieurs tours. Mais il faut voir le bon côté : pour rester dans le jeu (et continuer de s’amuser), c’est une période propice à exercer ses talents de diplomate et de négociateur. N’est-ce pas l’essence du jeu Fief après tout ?

N’hésitez pas à laisser un commentaire si vous avez d’autres conseils ou si vous trouvez que les miens ne sont pas bons.

Bonnes parties.