Quel joueur de Fief êtes-vous ?


Comme dans beaucoup de jeux, la compétition, le thème, l’immersion, la réflexion, la tension, la négociation, bref le fait de vivre un moment intense ensemble, fait ressortir le caractère des joueurs. Et Fief est assez bon pour cela, d’autant que les joueurs peuvent incarner les personnages de leur plateau de famille.

Voici quelques profils de joueurs de Fief … et peut-être de joueurs tout court.

Il y a tout d’abord l’éternel néophite, sans cesse en train de redécouvrir les règles. Il sollicite souvent des conseils auprès des autres joueurs. Il arrive qu’il rate certaines occasions. Il a tendance à être sous-estimé et on pense qu’il ne pourra pas gagner. Mais au final il peut s’avérer assez difficile à convaincre ou à battre.

Il y a le joueur aggressif, verbalement et sur le terrain du plateau de jeu. Il est craint et on se méfie de lui. Il la joue solo. Il réussi avec de la chance où s’il est bon négociateur. Il commence par écraser les joueurs les plus faibles.

Le joueur timide reste plutôt dans un coin du plateau et s’excuse d’attaquer un village (il faut bien que je m’étende aussi). Il ne s’allie qu’en réaction à d’autres alliances. Mais attention car ce peut être un stratège à la tête froide, qui n’hésitera pas à trahir s’il peut en retirer un bénéfice substantiel.

Certains joueurs incarnent d’entrée de jeu leurs personnages. C’est souvent assez marrant. Mais certains surjouent en permanence. Ces « mauvais acteurs » comme je les appelle le font peut-être pour mieux amadouer et convaincre leur futur allié … ou pour tromper leur ennemi. Aussi bien sûr pour s’amuser. Mais ils y mettent parfois tellement d’emphases et de belles manières que cela peut devenir agaçant (ou pas car le comique de répétition fonctionne quoiqu’on en dise). Et puis on a tendance à vouloir faire pareil mais on sait qu’on fera moins bien. Il arrive que leur attitude devienne condescendante lorsqu’ils sont en position de force. Évidemment cela rallonge  pas mal la partie, mais au bénéfice de l’ambiance … d’autant plus s’il y a de l’humour.

Il y a le calculateur qui essaie de tout prévoir pour mieux anticiper. Long à jouer, il arrive qu’il se permette de « simuler » ses actions sur le plateau, avant de revenir en arrière et de se replonger dans sa réflexion. Il fait parfois ses analyses à haute voix pour montrer sa maîtrise du jeu et asseoir sa prétendue supériorité. En général ce type de joueur plombe le jeu car les autres attendent que môssieur ait terminé son tour.

On rencontre aussi ce que j’appelle le « beni oui oui » qui s’allie très vite à un autre joueur (qu’il connait en général) et qui ne changera plus jamais d’alliance quelque soit la situation. Il ne saisit pas les opportunités de gain par trahison. Il tombe de haut lorsque son allié provoque un retourement de situation. Mais il est rare que cela se produise.

Le joueur grincheux, lui, n’arrête pas de se plaindre qu’il n’a pas de chance et il se place sans cesse en victime. Il resasse ses opportunités ratées et n’arrive pas à établir de stratégie. Rares sont ceux qui gagnent.

Certains joueurs ont un style conservateur, plutôt défensif, et n’osant pas prendre de risques. Ils se méfient des autres joueurs et demandent des garanties, parfois inconsidérées, lorsqu’ils négocient. Ce sont des proies faciles.

Et puis il y a le joueur pinailleur qui discute chaque action des autres joueurs lorsque c’est contre lui, en cherchant un point de règle qui ne serait pas respecté ou pas suffisamment clair … même parfois si cela va à l’encontre de la bonne foi. C’est en général un mauvais perdant. Il peut devenir aggressif ou grincheux.

Il y a le joueur « j’ose tout » qui fait un peu n’importe quoi et qui teste un peu tout … pour voir, sans se méfier des risques ni des conséquences. Il joue souvent (trop) vite et s’entête parfois dans une stratégie perdante, pourvu qu’il aille au bout pour (se) prouver qu’il a compris le jeu.

Nous sommes un peu tout ces types de joueur sur la durée d’une partie. Mais certains traits de personnalité ressortent plus que d’autres. C’est ce qui fait la richesse d’un jeu coopératif comme Fief.

Qu’en pensez-vous ? Avez-vous identifié d’autres types de joueur ? Quelles sont vos observations ? Vos conseils ?

Publicités

Rumeur : Fief FRANCE embarquerait aussi quelques autres petits changements


Outre le nouveau plateau FRANCE avec ses ports, et 2 extensions « Robin des bois » et « Razzias sarrasines ! », ce qui est déjà bien, il semblerait (sur cet article à la date du 19 août 2017) que la nouvelle édition embarque quelques autres petits changements :

  • Elle inclurait l’extension Tactique avec un petit changement : 1 archer de plus disponible par joueur mais 1 seule bombarde avec une nouvelle règle : elle annule 1 niveau de défense contre une fortification,
  • Elle n’inclurait plus les « Reliques » qui paraîtraient dans une prochaine extension thématique,
  • Il se pourrait qu’il y ait un retour aux dés de Fief 3, avec une face vierge.

Je prends cela plutôt comme une rumeur. Car l’article n’indique pas ses sources, et il se peut tout à fait que l’éditeur Asyncron ait changé d’avis. Si quelqu’un d’Asyncron passe par là, je pense que nous sommes tous preneurs de précisions.

Et tant qu’à modifier le livret de règles, est-ce qu’il ne serait pas possible de préciser certains points toujours peu clairs (voir LA FAQ) ?

Le plateau Fief FRANCE est quand même bien différent


Je me suis amusé à comparer la répartition des villages entre les plateaux de jeu Fief France 1429 et Fief FRANCE.

Liste des villages triée par villages de Fief France 1429 :

Dans Fief FRANCE, on retrouve le même nombre de village par fief, et au port près, le même nombre de routes par village de chaque fiefs. La répartition des villages dans les évêchés semble être respectée car on retrouve une distribution équivalente. Au niveau de la couleur des fiefs, le marron fait son apparition et le blanc disparait.

Liste des villages triée par évêchés de Fief France 1429 :

On pourrait penser que l’évêché de Blaye correspondrait à celui de Toulouse et que l’évêché de St Gérôme correspondrait à celui de Calais, mais ce n’est clairement pas le cas. Fief FRANCE rebelote le chevauchement entre fiefs et évêchés. Cependant, au port près, le nombre de routes par village d’un évêché semble être respecté entre les anciens et les nouveaux évêchés.

Donc le nouveau plateau n’est pas strictement équivalent à l’ancien en termes de routes mais il semble relativement équivalent, au ports près. Outre le fait de représenter la France, la nouveauté réside essentiellement dans les ports. Quelques observations à ce sujets :

  • Cherbourg n’a qu’une route terrestre et un port,
  • Le port de Montpellier (en méditerranée) permet d’aller en un tour à Bordeaux (en atlantique) ou même Calais (en manche) … trop forts les bateaux !
  • Domage qu’il n’y ait pas Marseille, avec un port.

Et puis j’ai noté quelques bizarreries sur le placement des villages :

  • Montpellier est située à l’emplacement de Perpignan (ou Collioure),
  • On a l’impression que Le Puy est à côté d’Avignon,
  • Il manque des ponts sur les routes entre Bordeaux et La Rochelle, Pau et Montpellier, Lyon et Le Puy, Lyon et Dijon, Rouen et Lisieux, Reims et Bourges,
  • L’évêché de Toulouse est vraiment immense et il est surprenant que Paris dépende éclésiastiquement de l’évêque de Toulouse,

J’ai vraiment hâte d’essayer ce nouveau plateau de jeu Fief FRANCE ! Mais il me semble qu’il est moins bien « fini » que celui de Fief France 1429.

Et vous ? Quelles observations ce nouveau plateau de jeu vous inspire-t-il ?