Pourquoi les croisades sont-elles si rares dans le jeu ?


croisadesL’extension Croisades est belle, bien ficelée et offre un nouveau plateau de jeu. Elle fait envie au fan de fief que je suis. Mais lorsqu’elle est mise en oeuvre elle reste peu utilisée. Pourquoi ?

La première raison (selon moi) est que pour espérer gagner un objectif de croisade il faut mobiliser pas mal de troupes, et du coup dégarnir ses défenses sur le plateau principal, et cela pendant 2 tours. Et qui dit défenses amoindries dit risque important de se faire prendre des villages voire un chateau ou une cité, car le statut de renégat n’est pas dissuasif.

Ensuite, même quand on mobilise assez de troupes, le gain d’un objectif avec un titre de fief d’outre-mer est loins d’être systématique ni évident. On rentre souvent bredouille … si on n’est pas tué ou fait prisonnier.

Il n’est pas facile de convaincre d’autres joueurs de se joindre à une croisade. Il m’est arrivé plus d’une fois de me retrouver seul en croisade alors que mon allié m’avait assuré de son soutien, et que ce dernier retourne sa veste et se « gave » avec mes villages de France.

Même lorsque la croisade oblige les templiers ou les chevaliers teutoniques de s’y rendre au second tour, c’est souvent avec trop peu de troupes et cela ne change pas l’issue de la croisade. Cela permet même parfois à Saladin de faire plus de prisonniers.

Les débutants hésitent à partir en croisade car il faut reconnaître que la règle est compliquée à assimiler. Ou alors c’est « pour se jeter à l’eau » et découvrir son fonctionnement « en situation », mais c’est bien souvent seul ou avec trop peu de troupes, et cela se solde par un échec.

Le constat est là. Une croisade n’offre pas un rapport bénéfice sur risque assez intéressant pour en valoir le coup, ni le coût. Même si c’est marrant d’aller taquiner Saladin, c’est un déclin pratiquement assuré sur le plateau principal … très difficile à remonter pour espérer gagner.

C’est dommage car il ne manque pas grand chose pour que cette extension fonctionne comme elle le devrait : il suffirait que la protection de l’église soit plus efficace qu’un simple statut de renégat. Je cherche toujours …

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Le siège de Jérusalem


SiegeJerusalem_01

Ce week-end il m’est arrivé une situation étrange : mes croisés se sont retrouvés sans dé d’attaque contre les sarrasins et ont dû assiéger Jérusalem.

Il faut dire qu’après l’appel à la Croisade lancé par le cardinal François de St Gérôme, à grands renforts de publicité et de promesses de richesse et de gloire, de nombreux nobles avaient indiqué leur enthousiasme. Et mon Othon, Duc de Blaye, comptait sur sa haute noblesse (il n’y avait pas de roi) pour choisir un objectif à sa mesure. Ainsi il avait opté pour une petite armée de croisés pour que le reste de son armée étende l’influence de sa famille en France.

Mais quelle surprise de se retrouver seul en Orient ! Et devant Jérusalem qui plus est ! Avec seulement 3 groupes de chevaliers et 2 groupes de fantassins tandis que les sarrasins comptaient 7 groupes de fantassins surpuissants pour défendre la cité. Impossible de faire demi-tour. Othon serait probablement un martyr. Alors il assiégea Jérusalem et dépêcha son plus rapide messager vers la France pour faire état de sa situation et obtenir des renforts.

Par bonheur le message fut reçu et son neveu Gauvain fût désigné pour devenir chevalier teutonique et conduire les renforts. Après moult tractations pour s’assurer que la cité de Blaye ne soit pas pillée en son absence, Gauvain put rejoindre son oncle Othon en Orient avec 5 groupes de chevaliers et 8 groupes de fantassins. L’espoir était revenu !

A peine arrivés en Orient, Saladin déclencha une manoeuvre avec 4 groupes de chevaliers supplémentaires ainsi que 5 groupes de fantassins d’élite. Son plan était de livrer bataille devant la ville sainte pour la protéger et éviter davantage de dégâts collatéraux. L’issue de la bataille était plus qu’incertaine.

Ce fut un carnage de part et d’autre mais Othon sortit vainqueur. Et il offrit le titre de Seigneur de Jérusalem, Roi d’Orient, à son neveu Gauvain sans qui il serait certainement mort ou esclave à jamais.

 

Voici pour le récit. N’ayant pas trouvé la solution dans la règle, nous avons donc résolu le problème en considérant que les croisés assiégeaient la cité et que personne ne bénéficiait de la protection de la fortification puisque le combat se livrait en plaine.

Qu’en pensez-vous ?