Que faire sans seigneur ?


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Un joueur n’est jamais éliminé à Fief. Même temporairement sans seigneur il peut continuer et espérer remonter la pente. Pour cela il lui faut récupérer rapidement un seigneur car pendant cette période ses villages risquent fort de se faire attaquer. D’autant que s’il a perdu son denier seigneur c’est souvent qu’il n’était pas en si bonne situation.

Et un joueur qui n’a plus de village, n’a plus ou peu de revenus et ne peut quasiment pas revenir réellement dans la partie. Certes il continue de piocher des cartes, mais si aucun autre joueur ne « l’héberge » sur un de ses villages, il ne peut plus poser de seigneur ni de troupes et n’a plus de revenu. Il continue à jouer mais il peut aussi bien quitter le jeu.

Mais revenons au cas, pas si rare, où un joueur se retrouve avec un plateau de famille vide. Ce n’est pas catastrophique si cela ne dure pas trop longtemps. Quels sont les conseils qu’on peut lui donner ?

Pour récupérer un seigneur :

  • Conseil n°1 : Piocher systématiquement une carte personnage, jusqu’à avoir au moins 2 seigneurs sur son plateau de famille.
  • Conseil n°2 : Echanger des cartes et/ou de l’argent, même jusqu’à 3 pour 1 si cela lui permet de récupérer un seigneur. Par exemple : « Je te donne la dîme pour ton pape contre ta carte Henri », ou en ambassade « Voici l’assassinat et une bonne récolte contre Guenièvre » ou « Je t’échange l’embuscade et une carte taille  contre ta carte Isabelle ». En pratique il y a peu de chances que ça marche … mais sait-on jamais.
  • Conseil n°3 : Aider à tuer des seigneurs avec ses cartes si cela permet de regarnir la pioche de telle sorte qu’au tour prochain il ait des chances d’en piocher un.

En attendant de récupérer un seigneur il doit défendre ses positions et récupérer de l’argent :

  • S’il lui reste un château, acheter des troupes qu’il place dedans pour le défendre et être prêt pour le moment où il aura récupéré un seigneur.
  • Proposer et monnayer des droits de passage sur ses villages, mais attention à ne pas se faire attaquer.
  • Jouer ses cartes, notamment les révoltes, en monnayant leur cible.

Et aussi :

  • Ne pas attiser la convoitise sur ses villages en criant haut et fort qu’on ne s’en remettra jamais ou au contraire que de toutes manières, on verra ce qu’on verra, on remontera la pente et on écrasera tout le monde. Mieux vaut faire profil bas pendant un temps.
  • Si la pioche des personnages reste désespérément vide, il ne faut pas rester sans rien faire en accusant la malchance … et en se faisant prendre ses villages les uns après les autres. Appliquer le conseil n°3 ci-dessus et négocier, négocier, négocier (des cartes, des droits de passage, des promesses, …) car cela permet de rester dans le jeu et, qui sait, de passer entre les gouttes … et parfois même de trouver une solution sans attendre la pioche.
  • En général il vaut mieux conserver la carte D’Arc pour le cas où on piocherait une femme au tour suivant. On peut aussi l’échanger contre un seigneur, mais dans ce cas il ne faut pas se tromper de joueur : mieux vaut la céder à un allié.
  • Il peut aussi être intéressant de conserver la carte assassinat pour tuer un seigneur qui s’en prendrait seul (qu’avec des troupes) à son château ou sa cité.

Se retrouver sans seigneur ne signifie pas que c’est fini. Cela peut être difficile si cela perdure plusieurs tours. Mais il faut voir le bon côté : pour rester dans le jeu (et continuer de s’amuser), c’est une période propice à exercer ses talents de diplomate et de négociateur. N’est-ce pas l’essence du jeu Fief après tout ?

N’hésitez pas à laisser un commentaire si vous avez d’autres conseils ou si vous trouvez que les miens ne sont pas bons.

Bonnes parties.

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Pourquoi les Templiers sont-ils difficiles à jouer ?


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La principale difficulté est que les seigneurs Templiers ne peuvent pas attaquer des chrétiens, c’est-à-dire qu’ils ne peuvent pas attaquer du tout, sauf les sarrasins avec l’extension Croisades. Mais ils peuvent (heureusement) se défendre, notamment pour sortir d’un siège (considéré comme un acte défensif).

Or Fief est un jeu où la conquête territoriale demeure un des axes essentiels.

Un seigneur Templier affaibli donc l’aspect militaire du joueur mais en revanche il renforce l’aspect économique : commanderies, trésor. Il faut être fin négociateur pour conserver (voire augmenter) ses positions, et in fine ses Points de Victoire.

Par ailleurs, les seigneurs Templiers ne peuvent pas avoir de titre, ni même par héritage. Cela oblige à concentrer les titres sur les autres seigneurs de la famille. Cela peut réduire le nombre de voix dans les élections.

Ensuite, les Templiers ne peuvent pas commanditer d’assassinat. Bon … ce n’est pas si gênant.

Enfin, avoir un seigneur Templier dans sa famille empêche d’avoir un seigneur Teutonique. Là c’est plus gênant parce que la voie « pacifique » des Templiers interdit à court-moyen terme de changer de voie pour basculer dans la voie « militaire » des chevaliers Teutoniques. Or à Fief les retournements de situation peuvent être rapides et il faut souvent adapter sa stratégie … ce qu’empêche dans une certaine mesure les Templiers.

Pour résumer, la voie des Templiers est selon moi la plus difficile à jouer. Car c’est une voie plutôt « pacifique » dans un jeu de conquête. Autrement dit, elle nécessite de bien maîtriser le jeu et d’être fin négociateur.