La pose d’un nouveau seigneur est possible dans un château assiégé


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Voici un point de règle auquel je n’avais jamais prêté réellement attention.

Dans le cas d’un siège, l’assiégé ne peut pas recruter de nouvelles troupes et les placer dans la fortification assiégée (château ou cité). Mais il peut néanmoins y placer un nouveau seigneur, ce qui peut paraître étrange.

En effet, la règle ne l’interdit pas : le § 2.4.1 indique « le place dans un des châteaux (4.2) ou cités (4.3) qu’il contrôle, … » et il n’y a pas d’exception pour les châteaux et les cités assiégés.

Il faut considérer que le nouveau seigneur est un ou une jeune de la famille qui arrive à maturité, plutôt que comme un seigneur extérieur qui vient renforcer la fortification assiégée. Par exemple, sous le coup de la situation de siège, il décide de (ou est autorisé à) prendre les choses en mains et accède au statut de seigneur, pour diriger les opérations. Et on le matérialise à la phase Cartes par un pion seigneur dans la fortification assiégée.

La présence d’un seigneur dans le camp assiégé permet de faire des alliances de circonstance (=pour un combat particulier, sans forcément être allié par mariage), ou de préparer une sortie de la fortification pour attaquer l’assiégeant.

Mais ajouter un seigneur dans une fortification assiégée reste risqué car sans renforts rapides il y a de fortes chances qu’il soit tué ou fait prisonnier par l’assiégeant. A moins que ce seigneur soit une femme qui devienne D’Arc !

Avez-vous comme moi redécouvert certains points de règle ? Vous reste-t-il des « zones d’ombre » sur certains points de règle ? Je me ferai un plaisir de tenter d’y répondre.

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Un siège manqué


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Après avoir convoqué ses bannerets, unifiés sous le commandement d’Isabelle de Bourg (joueur blanc), le roi Othon et sa troupe (joueur bleu) fit mouvement et se rendit devant la cité fortifiée de Mazilles. Isabelle fit de même avec la ferme intention de tirer parti de cette bataille : obtenir les honneurs du roi, voire le titre de baronne pour la prise de la cité.

Mais au moment de livrer bataille, le rapport des éclaireurs fut sans appel, d’autant que le passage souterrain qui devait faciliter les opérations avait été comblé depuis plusieurs mois semble-t-il : Mazilles était en réalité très bien défendue par le baron Gauvain et l’ensemble de ses chevaliers (joueur jaune). Sa majesté Othon et dame Isabelle décidèrent d’assiéger la ville. Tous deux se lancèrent dans la construction de trébuchets. Et ils envoyèrent leurs sapeurs au pied des fortifications.

Le pauvre Gauvain était isolé : sa tante Guenièvre était en pleine bourrasque et ne pouvait pas apporter ses maigres renforts, et Gauvain ne fût pas assez persuasif (ou riche) pour convaincre le seigneur de St Médard de lui venir en aide. Heureusement, Gauvain comptait dans ses rangs un personnage fort discret et craint de tous à cause de sa connaissance des plantes et de leur pouvoir meurtrier. Gauvain lui confia une mission secrète dans les lignes adverses.

Ce fût fait : le roi mourut soudainement (je vous passe les détails). Et cela désorganisa complètement les troupes royales qui furent contraintes de lever le siège sur leur partie des remparts. Isabelle ne pouvait désormais plus compter sur les engins de siège d’Othon (enterré à la hâte, sans la cérémonie qui sied à un roi), ni sur le soutient de ses troupes pour attaquer la cité [NDLA : pas de seigneur, pas d’alliance de circonstance].

Isabelle compta ses troupes et décida de poursuivre le siège en espérant l’arrivée de renforts ou d’un proche d’Othon pour reprendre le commandement de son armée.

C’est alors que dame Guenièvre, qui avait rassemblé de nouvelles troupes, vint en renfort de Gauvain. Isabelle était désemparée. Elle ne pouvait plus attaquer, même avec ses nouveaux engins de siège. Et elle dû lever le siège et laisser la place, en abandonnant les anciennes troupes du roi défunt à leur propre sort.

La grande bataille et le siège royal étaient manqués !

Le siège de Jérusalem


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Ce week-end il m’est arrivé une situation étrange : mes croisés se sont retrouvés sans dé d’attaque contre les sarrasins et ont dû assiéger Jérusalem.

Il faut dire qu’après l’appel à la Croisade lancé par le cardinal François de St Gérôme, à grands renforts de publicité et de promesses de richesse et de gloire, de nombreux nobles avaient indiqué leur enthousiasme. Et mon Othon, Duc de Blaye, comptait sur sa haute noblesse (il n’y avait pas de roi) pour choisir un objectif à sa mesure. Ainsi il avait opté pour une petite armée de croisés pour que le reste de son armée étende l’influence de sa famille en France.

Mais quelle surprise de se retrouver seul en Orient ! Et devant Jérusalem qui plus est ! Avec seulement 3 groupes de chevaliers et 2 groupes de fantassins tandis que les sarrasins comptaient 7 groupes de fantassins surpuissants pour défendre la cité. Impossible de faire demi-tour. Othon serait probablement un martyr. Alors il assiégea Jérusalem et dépêcha son plus rapide messager vers la France pour faire état de sa situation et obtenir des renforts.

Par bonheur le message fut reçu et son neveu Gauvain fût désigné pour devenir chevalier teutonique et conduire les renforts. Après moult tractations pour s’assurer que la cité de Blaye ne soit pas pillée en son absence, Gauvain put rejoindre son oncle Othon en Orient avec 5 groupes de chevaliers et 8 groupes de fantassins. L’espoir était revenu !

A peine arrivés en Orient, Saladin déclencha une manoeuvre avec 4 groupes de chevaliers supplémentaires ainsi que 5 groupes de fantassins d’élite. Son plan était de livrer bataille devant la ville sainte pour la protéger et éviter davantage de dégâts collatéraux. L’issue de la bataille était plus qu’incertaine.

Ce fut un carnage de part et d’autre mais Othon sortit vainqueur. Et il offrit le titre de Seigneur de Jérusalem, Roi d’Orient, à son neveu Gauvain sans qui il serait certainement mort ou esclave à jamais.

 

Voici pour le récit. N’ayant pas trouvé la solution dans la règle, nous avons donc résolu le problème en considérant que les croisés assiégeaient la cité et que personne ne bénéficiait de la protection de la fortification puisque le combat se livrait en plaine.

Qu’en pensez-vous ?